J’aimerai toujours le temps des fleurs de prunier

Posté par andrealv le 12 mars 2010

Vendredi, 12 mars 10 

Another Friday, another week. Ce matin, quand je me suis levée, j’ai entendu le vent qui faisait rage dehors, comme une femme folle qui hurlait. Cela était en quelque sorte conforme au cauchemar que je faisais dans la nuit, me donnant un sentiment de dégoût. On avait prévu avec Hélène d’aller au jardin botanique à 7h. Mais avec ce vent fou, ce n’était plus possible. J’étais un peu déçue. 

Hier midi, je suis allée suivre le cours de journal anglais. J’ai rencontrée une fille suéduoise qui était très gentille. On s’était toutes les deux  trompées de salle. On a sympathisé sur le chemin pour aller au cours. C’était très agréable. J’étais tellement fatiguée quand je suis retournée. Mais j’ai beaucoup aimé ce cours qui était très informatif et constructif. 

Mais je devais encore aller donner des cours privés à un petit garçon de 10 ans. J’avais la flemme. La simple pensée d’aller prendre le bus pendant une heure et avoir affaire à un garçon hyper agité m’ennuyait. Mais il fallait y aller. Je n’avais pas vraiment le choix. Je me suis donc reposée un peu avant le départ. Je suis contente que le garçon se comportait mieux que la permière fois. Le retour était plutôt pénible avec la nuit tombée et les embouteillages. Je somnolais. Il y avait une pièce de musique que j’aimais beaucoup dans le bus, très belle, mais très triste. Cela m’a tout de suite rendue mélancolique. J’en avais marrre d’être fatiguée, triste et seule. 

Et pourtant. Pourtant. 

Je n’avais rien de prévu pour le soir. De toute de façon, j’ai raté un cours que je voudrais bien suivre. C’était trop tard. Je suis allée aux restau-U qui était encore ouvert, et j’ai pris mon temps pour manger. J’y ai mis peut-être une heure. Je faisais rarement ça. Ces jours-ci, je mange beaucoup, pas aux repas, mais après. J’ai presque besoin de manger pour me rendre plus heureuse, sinon, je ne sens que le vide… 

Bonjour, tristesse… 

Hélène me dit que c’est le temps des fleurs de prunier au jardin botanique… 

J’aimerai toujours le temps des fleurs de prunier… 

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Aujourd’hui, j’ai envie de boire…

Posté par andrealv le 4 mars 2010

Jeudi, 4 mars 10 

Aujourd’hui, j’ai envie de boire… 

La permière fois de ma vie où j’ai envie de faire appel à ce que je déteste le plus : l’alcool… 

Si comme toujours, je dis « je ne sais pas pourquoi, je me sens déprimée depuis un bon moment», cela serait n’importe quoi. Bien sûr que chaque fois, quand je déprime, je sais parfaitement pourquoi. C’est juste je ne veux pas le dire ou l’avouer. 

Pas mal de pleures ces jours-ci. Pourquoi triste à ce point? Ça m’étonne même. 

Hier, pour la permière fois depuis un an, j’ai sangloté sous la couverture avant de m’endormir. Un sentiment étrange qui me trouble les entrailles. 

Heureusement, je suis assez souvent dans la chambre toute seule maintenant, avec des copines de chambre qui vont pour les cours. Je pourrai faire tout ce que je veux, pleurer, rire… 

La personne qui nous connait le plus, ça doit toujours être maman. Mais heureusement je sais feindre. Dès mon premier mot au téléphone, maman sentait que ma voix n’était pas normale, et elle me demandait si j’avais des ennuis. J’ai dit tout de suite que c’était parce que je parlais avec le cou un peu tourné. Elle a commencé à me raconter son examen médical à l’hopital. Depuis un mois, elle ne se sent pas très bien. Maintenant elle a souvent des étourdissements. Elle n’y faisait jamais attention. Cette fois-ci, elle a eu peur, sinon, elle n’irait pas se faire soigner. Je voulais l’engueuler, mais je ne l’ai pas fait. Je me sentais extrêmement triste. Comme ça, est-ce que j’aurai le courage de lui dire un jour: « maman, je vais aller en France »? 

J’ai gardé la plupart du temps la silence, alors qu’elle me racontait sa vie. Je lui ai dit qu’il fallait manger des fruits et des légumes. Elle ne contestait pas. Un faux appel a interrompu notre conversation. 

Ayant raccoché, j’avais de nouveau envie de pleurer. L’autre jour encore, H m’a grondée : « tu as tout, les études, l’amour, les petits boulots, quoi d’autre tu veux »? Elle sait seulement le côté joyeux de ces choses-là, alors qu’elle ne sait pas combien il faut investir pour les avoir et combien encore faut-il donner pour que cela dure. Et peut-être que cela ne va pas durer, quoi qu’on s’efforce… 

Je suis presque dévorée par la peur. La peur de trop engager, la peur d’être indifférente, la peur de perdre, la peur d’avoir tort, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d’être chiante. Tout ça est très fatigant, psychologiquement. Je me sens souvent épuisée. Je suis incapable de me placer. Qui suis-je, enfin??? 

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Feuilles tombantes

Posté par andrealv le 2 mars 2010

2 mars 10 

Lorsque je lis Madame Bovary, les paysages à la campagne de Rouen m’évoquent les bons souvenirs à moi quand j’étais petite. En plein automne, sur les champs, les odeurs douces des maïs, des patates douces, des arachides m’effleuraient les narines. Les insectes de tout ordre sautaient sur les herbes dorées, les tracteurs ronronnaient en poussant des nuages noires. Les enfants cueillaient des jujubes, criaient quand nous étions piqués par les épines des jujubiers, de grosses larmes coulaient sur la joue… 

L’odeur du début de l’automne est ce qui me ressemble le plus à l’odeur de maman, douce et réconfortante.Avec ça, on a peur de rien. Allongé sur les herbes à demi sèches, je sentais la tiedeur de la terre, comme dans les bras de maman. Si on y faisait attention, on y entendrait même les bruits des petits animaux qui vivaient sous la terre, l’air qui circulait entre les racines d’arbre, le tremblement du sol engendré par les grosses tracteurs qui travaillaient dans la proximité… 

 

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Peur d’être seule

Posté par andrealv le 1 mars 2010

1er mars 10 

La rentrée. Elle pensait qu’elle aurait hâte de ce jour… 

Debout normal à 6h 30. Avant cette heure-là, elle s’est déjà réveillée, c’est juste qu’elle ne voulait pas qu’on la prenne comme une folle qui se lève 5h. Elle a donc traîné. 

Elle ne se souvient plus c’était quand la dernière fois elle a écrit son dernier blog, tout à l’heure, quand elle écoutait sa pièce de musique préférée, une pièce de musique de piano toute triste, cela lui semblait même un peu étrange, comme une vielle amie qu’elle n’a pas vue depuis très longtemps. Les retrouvailles apparaissent un peu embarrassantes. Elle ne sait pas quoi dire à son amie de longue date… 

Il a neigé depuis hier. Il neige encore. Il fait très très froid. Ça l’a rendue toute triste… 

Elle est toute seule dans la chambre. Il est relativement calme… 

Elle a peur. Elle a peur d’être seule. Ça devient presque insupportable. Elle a envie de hurler. Elle a envie de pleurer. Cela semble ridicule, même pour elle-même. Rien de malheureux n’est arrivé pourtant. Elle a tiré les rideaux et elle a commencé à pleurer à chaudes larmes. Elle sanglote. 

Ça fait très lontemps qu’elle ne se sent plus en insécurité. Aujourd’hui, ce vieil ennemi revient. Il la confronte, la torture, l’étrangle, l’étouffe, la menace. Elle se blottit, comme un petit chat perdu qui se serre contre un mur au coin de la rue le jour de Noël. Au bout de quelques instants, elle a mal aux yeux. Elle se regarde dans le miroir, les yeux sont tout rouges, comme ceux d’un lapin. 

Pendant qu’elle sanglote, toutes les scènes terribles lui reviennent dans la tête comme de vieux films qui repassent. Elle a envie de s’arracher les cheveux. Quelques moments auparavent, quand elle revenait d’une douche, elle n’arrêtait pas de se poser la question si tout ce qui s’était passé ces derniers temps était bien réel et qu’elle ne rêvait pas. 

À midi, elle a mangé avec H et A. C’était très sympa, on se parlait de tout et de rien. H demandait à A comment c’était passé ses vacances, celle-ci disait que c’était très bien et que sa soeur et son beau-frère étaient venus et que toute la famille s’est bien amusé ensemble, etc. H voulait toujours rigoler. Elle demandait à A si elle avait raconté son histoire avec son copain à ses parents. A a répondu bien sûr que non. Les deux autres étaient légèrement surprises. H a toute de suite demandé pourquoi. A a répondu que malgré l’ouverture d’esprit de sa famille, elle reste quand même très traditionnelle, et il n’y a pas question qu’elle vit à l’étranger. Elle ne leur dirait rien avant le moment du mariage. Cela a été bien compris. Les deux camarades disaient d’accord par un hochement de tête. 

 

Elle ne sait pas si cela l’a inconsciemment influencée ou c’est qu’elle est si fatiguée que la tristesse l’emporte facilement. L’image de Cendrillon rentrer à minuit malgré elle est constamment présente dans sa tête. La même phrase sonne dans son petit crâne : minuit a sonné, Cendrillon doit rentrer… minuit a sonné, Cendrillon doit rentrer… 

Elle appelle maman. Tout un coup, elle a besoin de sa voix. Elle a désespérément que sa voix à l’autre bout du fil la sort du cauchemar. La sonnerie continuait. On ne décrochait pas… 

Parfois elle se demande pour qui elle vit… Sa famille? Elle-même? Elle se sent tiraillée. Est-ce qu’elle aurait au moins le droit de poursuivre son propre bonheur?… Si oui, coment elle va s’y prendre? Elle est peut-être toujours un peu pessimiste. 

Elle a peur…Elle a très peur…Merde, lâche-moi!!! 

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La foire imprériale

Posté par andrealv le 12 février 2010

Vendredi, 12 février 10 

Aujourd’hui, il fait très beau, contrairement à hier ou il y avait beaucoup de vent. Tout à l’heure, quand j’ouvrais la fenêtre, un air frais m’est venu, avec une légère odeur des pétards, ce n’était pas désagréable. Tiens, j’entends les oiseaux! Quel bonheur, cela n’arrive pas souvent à l’université, sans doute c’est parce que tout le monde est parti et que le campus est vide. J’adore cette quiétude sans la foule ni les vacarmes. 

Hier, je suis allée à la foire impériale à l’ancien Palais d’Été. Il a fait moins 2 degrés, mais le vent violent nous a donné l’impression qu’il faisait beaucoup plus froid. Ma soeur m’a rejointe à l’université et nous y sommes allées ensemble. 

C’était le premier jour après la cérémonie d’ouverture de cette foire et C’est la permière édition de la foire. Il devrait y avoir beaucoup de monde, mais ce n’était pas le cas. Je crois que c’est parce qu’il faisait très froid, et puis, 2 jours avant le nouvel an chinois, les familles se préparent pour recevoir les invités, et on passe du temps avec la famille, les parents, etc. Logique, compréhensible. C’est peut-être le seul moment ou Pékin se trouve un peu dans la tranquilité. 

J’ ai un peu honte. L’ancien Palais d’Été est à dix minutes de vélo de mon université, et je n’y suis jamais allée avant. Puisque c’est l’hiver, ces ruines impériales n’ont rien de spécial qu’un jardin désert à part les endroits réservés à la foire. Nous sommes alleés acheter deux billets à l’entrée. Juste devant l’entrée principale du palais, il y avait un terrain encerclé où les dances de lion auraient lieu. 

Nous y sommes entrées. Sur les arbres tous nus, on y avait mis de fausses fleurs pour faire joli. Mais au début, je croyais vraiment que c’étaient de vraies fleurs de prunier. 

Il y avait 9 endroits conservés à la foire. Le quartier pour enfants, jeux, quartier des us et des coutumes de la famille impériale, le quartier des arts martiaux, le quartier des artisans, etc. Nous en avons fait un petit tour et pris quelques photos avec les deux gentilles personnes en costume de lion et de tigre à l’entré du quartier des enfants. C’est mieux que le personnel qui travail aux terrain des jeux, au moins, ils avaient la peau du tigre et du lion pour tenir chaud! 

Le long du chemin, de vieux artistes pékinois faisaient des animaux des 12 zodiaques en soufflant du sucre qu’ils faisaient réchauffer dans une petite marmite. Nous nous sommes arrêtées pendant quelques minutes pour les regarder faire. C’était très intéressant. C’était  aussi la permière fois que j’ai vu cela. 

Un peu plus loin, une autre estrade où les musiciens folkloriques faisaient de la musique traditionelle avec les instruments traditionnels. Les gens imitaient comment cela se passait dans la dynastie Qing le mariage chez les gens qui étaient assez riches pour utiliser les chaises à porteur. De petits enfants accompagnés par leurs parents payaient 20 yuans pour faire un tour sur l’estrade dans la chaise à porteur et les porteurs faisaient balancer la chaise en avançant, comme à l’ancien temps. Cela m’a beaucoup fait rire. 

Moi qui suis si gourmande, la rue des snacks était sans doute le lieu qui m’attirait le plus. Tous les vendeurs étaient en costumes de la dynastie  Qing, très marrant, on avait l’impression qu’on était retourné dans le passé par une machine à remonter le temps. On y voyait bien le thème de la foire : la vie impériale. Cela arrive à nous faire sentir comment fêter le nouvel an chinois dans la cour impériale. Les snacks traditionnels de Pékin y étaient présentés. Il y en avait pas mal que moi-même je n’ai jamais goûté. Mais je n’ai qu’un seul ventre, et je n’ai pas pu tout goûter. C’était très bien, d’autant plus que les cuisiniers faisaient ces snacks sur place. On les voyait faire, c’était sensationnel. 

Il faisait si froid que ouvrir la bouche pour manger me faisait mal aux dents à cause du vent. À un stand, on arrêtait pour acheter des crêpes taiwainaises. On a sympatisé avec les deux patrons venant du Taiwai. Ils tenaient des restaurants de crêpes à Xiamen, chef-lieu de la province du Fujian au sud de
la Chine. Ils nous ont raconté comment ils avaient trouvé le froid insupportable à Pékin lors de leur arrivée à cette fameuse ville il y a quelques jours. Nous avons beaucoup ri. C’est vrai, à Xiamen, il doit faire au moins 15, 20 degrés. Et en plus, les vêtements chauds ne s’y vendaient même pas parce qu’on en avait pas besoin. Je pouvais très bien imaginer ce qu’ils me disaient : Dès qu’on a mis pieds sur la terre de Pékin, on était presque gelé et on s’est précipité pour acheter des vêtements chauds dans les magazins. 

Avant de partir, l’un des deux messeurs nous a offert des papiers mouchoirs et a dit : « Comme ça, vous serez toujours joilies ». Ça m’a beaucoup fait rire. Je me disais qu’un marchant de plus de 40, 50 ans d’origine de Pékin ne dirait pas ces mots-là. On aurait l’impression qu’on drague. Ma soeur était bien d’accord : « C’est bien ça, les taiwainais sont plus ouverts d’esprit, c’est mieux ». J’ai souri…Peut-être que je suis trop vieux jeu. 

On avançait et on voyait sur une autre estrade des gens en costumes impériaux qui faisaient les arts martiaux. Après la démonstration, on a invité des petits enfants à les imiter. Les gens étaient très joyeux. Beaucoup d’applaudissements. 

On s’est encore promené dans ce gardin impérial avant de quitter. Le vent était vraiment très violent et cela a un peu gâché l’ambiance. 

À la sortie du palais, les acteurs de danse du lion ont commencé leur spectacle. C’était magnifique. Les spectateurs se tenaient debout à l’extérieur de leur cercle et regardaient avec respect et étonnement. Tous les acteurs étaient très jeunes, à mon avis, pas plus de 30 ans, il y avait même un petit garçon de 7 ou 8 ans. Les lions étaient vifs et dynamiques. C’était la permière fois que j’ai vu la danse du lion de visu, c’est encore beaucoup plus intéressant que de les voir à la télé, avec toutes sortes de musique, des sons de tambours, etc. À la fin de la danse, les acteurs se sont retirés, on les voyait enlever les vêtements de « peau de lion », ils étaient fatigués et ils n’arrêtaient pas de pousser des souffles blanches dans l’air froid. 

J’étais émue. J’ai eu une admiration incroyable envers ses artistes. Ils devaient commencer ce métier très tôt, à partir de 4 ou 5 ans. Leur vie doit être très différente de la nôtre. Cela m’a fait penser au film « À dieu ma concubine ». Un instant de tristesse m’effleurait… 

Au moment où on est rentrée, le vent faisait toujours rage. 

« Le vent fera craquer les branches 

La brume viendra dans sa robe blanche. 

Y’aura des feuilles partout, couchées sur les cailloux … » 

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Difficile d’être émue

Posté par andrealv le 8 février 2010

Lundi, 8 février 10 

Ça fait longtemps que je n’ai pas suivi l’actualité. J’en ai honte. Ce soir, en dînant, j’ai regardé des vidéos d’actu. Je n’aurais peut-être pas dû choisir celles-là. Car avant de finir mon dîner, j’ai commencé à verser de grosses larmes. 

Sur la première vidéo, il y a un vieillard qui vit dans les toilettes des femmes. Je me demande comment cela est possible. Il a un lit de plaque en bois. Il sèche ses habits dans le placard, pour cuisiner, il n’a qu’une cuit-vapeur. Il fait cuire le riz. Après, il met du riz cuit dans un bol (le riz ne tient que la moitié du bol) et il casse deux oeufs dans un autre bol, y verse pas mal d’eau, et il cuit les oeufs aussi dans la cuit-vapeur. Je ne comprends pas trop son dialect. Je ne sais pas non plus comment il ressent quand on intervient dans son quotidien dans les toilettes. Tout ce que je sais, c’est que je suis très triste à le voir dans cet état. Surtout quand je l’ai vu casser des oeufs, ses mains toutes tremblantes et ridées. Je ne pouvais pas m’empêcher de pleurer… 

Deuxième vidéo : une scène à la gare de Wuhan, chef-lieu de la province du Hubei. Un couple sourds et muets. Le copain va partir, sa copine l’accompagne. L’homme entre dans la gare, il passe le scanneur, il fait des signes à sa copine pour lui dire au revoir. Il disparaît au fond au couloir. La copine reste là. Elle ne part pas. 

Dans une minute, l’homme revient. Il n’est pas encore le temps de monter dans le train. Il lui reste donc encore quelques minutes avec sa copine. Il est donc revenu. Ils s’échangent des « mots ». L’homme sourit, son sourire était comme des rayons de soleil. Brillant. Ça a réchauffé le coeur de sa bien-aimée. 

C’est le temps de partir. Ils n’arrêtent pas de faire des gestes. Deux amoureux qui ne veulent pas se quitter. Très émouvant. 

Je n’en peux plus. Je craque. Je pleure à chaudes larmes. Heureusement, je suis toute seule dans la chambre… 

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J’apprécie pas du tout cela

Posté par andrealv le 4 février 2010

Jeudi, 4 février 10 

Assez fatiguée ces jours-ci. Je n’ai fait que la traduction et la mise en page de la lettre d’invitation de

la Conférence Internationale du Toit Vert. J’étais épuisée et j’avais mal à la tête. 

Hier matin, je suis retournée dans l’entreprise dont l’employée était très maladroite. On a eu une formation pendant une heure sur l’événement qui aurait lieu aujourd’hui. On nous a bien demandé si nous aurions du temps aujourd’hui pour être sûr que tout le monde serait là. Nous avons dit oui. On était tous bien d’accord. L’employée était sensé nous prévenir l’heure et l’endroit précis de l’événement. Mais jusqu’à tout à l’heure, je n’ai encore rien reçu. J’avais pensé que peut-être c’était foutu aussi, vu que les chinois n’agissent jamais comme il faut. Mais puisque l’on était si sûr, je croyais que peut-être on a oublié ça. J’ai donc appelé. 

Beaucoup d’hésitation dans les props de l’employée d’hier. Que l’on avait plus besoin d’hotesse, et qu’on a gardé nos coordonés que peut-être la prochaine fois etc, etc. 

N’importe quoi ! C’est pas bien grave si on ne veut pas de moi comme hotesse, mais un message pour me le dire, ça ne demande pas un effort énorme. Je n’apprécie pas du tout cette façon louche de farie les choses, c’est trop moche. Ça me dégoûte. 

Après la formation de cette entreprise, il était déjà 11h, j’avais encore rendez-vous avec l’ONG. La réunion a tenu 2 heures. Les démarches étaient plutôt difficile et le chef s’inquiétait. Je ne me suis jamais sentie si pressée pendant les vacances. Alors, il me semble que mon mémoire doit encore attendre un peu… 

C m’a demandé de donner de l’eau à la tortue, elle craignait que la pauvre bête mourrait. Dans le petit récipiant qui la tenait, il n’y avait rien du tout. Ni de l’eau ni de nourriture. Quand j’ai versé de l’eau là-dedans, le petit animal ne bougeait même pas. J’ai eu peur—elle était morte. Ce que craignait C était enfin arrivé. Ce n’était pas une surprise non plus, puisque le récipiant était vide depuis des jours, et personne n’y avait fait attention. 

Je les ai laissés comme ça, le récipiant et la tortue, j’attendais en quelque sorte un miracle. La tortue flottait, sans bouger. Et oui, elle était bien morte. Quand on flotte sur l’eau, c’est bien la fin de la fin. 

J’étais déçue et triste. 

Je ne voulais pas raconter cette triste nouvelle à C, c’est déprimant. Je suis restée là-bas, mes pensées ailleurs. On me voyait comme une statue. Avant de quitter la triste vue de la tortue, j’y ai jeté le dernier coup d’oeil. Et devinez quoi ??? Elle était en train de se battre dans l’eau !!!!!!!!!! Elle bougeait les quatre pattes. Et la queue ! Elle était toujours vivante !!!!!! Quel bonheur !!!!!!!!! Youpi youpi!!!!!!!!!!!!^_^ 

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Trop fatiguée. Envie de vomir…

Posté par andrealv le 4 février 2010

Mercredi, 3 février 10

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On peut être si désorganisé que ça ?!

Posté par andrealv le 4 février 2010

Mercredi, 3 février 10 

Debout à 7h30. 8h30, devant mon ordinateur pour commencer le travail. J’ai pris 3 heures à faire la mise en page du document que j’ai traduit hier. Et ce n’était pas très facile. J’ai pensé à aller à la cantine plus tôt aujourd’hui pour éviter la foule. Mais il me semble qu’à Beida tout le monde est aussi intelligent, sinon beaucoup plus. Quand j’y suis entrée, je suis surprise de voir qu’il y avait déjà énormément de monde. Ben, dis donc, on ne pouvait rien faire que d’attendre. 1.3 milliard de chinois, on n’est fait que pour ça ! 

Il faisait un grand soleil aujourd’hui. Le bonheur ! ^_^ 

L’après-midi, lasse de la traduction, je me suis mise à lire « Madame Bovary ». c’est le temps de m’y prendre pour mon mémoire. J’ai les versions chinoise et française. Et j’ai téléchargé sur littérature audio l’enregistrement. Je n’aurais jamais commencé mon mémoire si je continuais à traîner, ce qui n’est pas mon style. 

Le patron de l’ONG pour qui je fais la traduction a proposé qu’on déjeune ensemble demain. J’ai accepté avec plaisir. Je me suis beaucoup amusée avec cet ancien élève et prof de Beida lors de notre premier déjeuner. Ses employés aussi étaient très gentils. Que le monde est petit. Je n’aurais pas cru de rencontrer dans cette organization quelqu’un qui est de la même université, mais quelqu’un qui a plus de 50 ans que moi.   

 

16h. J’ai fini ma douche. Je me suis habillée pour aller au rendez-vous d’un petit boulot- hotesse. Il fallait même me maquiller,
LA BARBE ! J’y suis allée en vélo, heureusement l’entreprise n’était pas très loin du campus. 

Je croyais qu’on me posait au moins quelques questions. Mais tout ce qu’on a fait, c’est de me faire des photos. J’étais très embarrassée. De loin au près. Elle en a pris au moins 5, la barbe ! 

Et puis, voilà. Fin d’entretien. On a dit de me tenir au courant du travail. Et je suis partie. Quand je suis rentrée dans la chambre, j’ai deux messages et un appel manqué. La même fille qui m’a pris des photos me demande de revenir parce qu’on avait oublié de mettre la carte dans l’appareil photo. C’était ridicule. On pouvait être si stupide que ça ??? Bien sûr que je ne vais pas rentrer. J’irai demain pour le petit entraînement, et si elle veut refaire des photos, ça va. 

5 minutes après, un autre message. On me demande ma taille et si j’ai des cheveux longs. Je suis presque furieuse. La nana a l’alzheimer ou quoi ? Elle vient de me voir il y a 5 minutes, et elle ne sait plus qui je suis. Je me dis que c’est quand même fous ce qu’elle fait. Elle a dû péter les plombs à force de travailler, je crois. 

Encore un message : elle s’est trompée et elle s’excuse. 

Incroyable ! Si j’étais la patronne, jamais j’aurais une telle employée ! Misérable. 

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Les pensées errantes d’un esprit errant

Posté par andrealv le 1 février 2010

Lundi, 1er février 10 

Si ce n’est pas des amis qui me rappellent que ça fait presque deux semaines que je n’ai rien mis sur mon blog, je ne saurais pas que le temps s’est si vite passé. On a du mal à se rendre compte de l’écoulement du temps quand on est dans le bonheur. « Les gens heureux n’ont pas d’histoire». Comme on dit. 

Mon retour à Pékin me semble bien loin. Et pourtant c’était hier. Le train de Guangzhou a pris presque une heure de retard. La gare était pleine à craquer. C’était la deuxième fois que je voyageais seule. La permière fois était le 28 janvier 2009. Je retournais de Lausanne. À la l’aréoport de Genève à 6h du matin. Et puis 6h d’attente à l’aéroport d’Helsinki. Seule. Et triste. C’était le seul sentiment que j’éprouvais à ce moment-là. Et ce sacré sentiment m’a accompagné un an. Je me battais pour en sortir. J’en souffrais. Fuir ! Là-bas fuir ! C’était ma seule envie—fuir. 

Et, à ma grande surprise, tout cela est fini en peu de temps, je n’en crois pas mes yeux. Parfois je crains la vie. Elle a l’air tout prévoir et en même temps, elle fait bien des surprises qui sont parfois un peu trop lourdes pour supporter. La précarité et la surprise me font peur… 

Dans la gare. Un monsieur éait devant moi. Il m’a montré son billet de train. Presque le même que le mien. La seule différence entre les deux était qu’il n’y avait pas de nom sur le sien. Il se vantait de ses relations avec le personnel de la gare. Je n’avais pas la moindre envie de l’entendre. Il m’a demandé où je faisais mes études, je lui ai répondu l’Université de Pékin. « la liberté, la liberté, on ne prône que ça ! » Il disait en méditant. Je gardais le silence, sans la moindre envie de faire quel que commentaire que ce soit. La flemme. Ça aussi, c’est contagieux. À ce moment-là, j’aimais bien. Qu’on me foute la paix. 

La porte d’entrée vers le quai ouverte, tout le monde se précipitait pour monter. Un peu perdue. Moi. Comme toujours. J’ai toujours craint la foule. Ça me trouble. Ça me perturbe. Ça me désoriente. Qu’on me prenne par la main. Qu’on me serre dans ses bras. Qu’on me protège. Moi… 

A partir du quai, tout le monde s’est mis à courir. La guerre…Moi aussi, j’ai couru. J’ai couru vite. Par angoisse de ne pas retrouver mon siège ? Sans doute. Par crainte de rater le train ? Peut-être bien. Par la flemme de devoir demander aux autres de quitter ma place dans le wagon ? Ça aussi.  En tout cas, j’ai couru. J’ai couru très vite. Comme dans la guerre. J’ai donc couru du 2e wagon jusqu’au 17, le mien, et le dernier aussi. La montée était très difficile, tout le monde ayant beaucoup de bagages. Je me suis précipitée pour entrer dans le train, mon billet dans la main. Mais je n’avais pas envie de retrouver mon siège. Si c’était les vieux monsieurs de campagnes qui étaient à côté, fumant sans cesse ? Si c’était des dragueurs méchants qui profitaient toujours des jeunes filles innocentes ? Si… ? Si… ? J’avais trop de questions… 

Je me posais des questions. Je me suis toujours posé beaucoup de questions. Je suis parfois étonnée que je puisse me poser tant de questions. Ne serais-je pas nettement mieux si j’arrêtais de me poser des questions ? Je ne sais pas. 

Peut-être bien. 

Peut-être que non. 

Peut-être… 

Enfin, je ne sais pas… 

Mais attends ! Là voilà une belle surprise ! J’avais 3 femmes autour de moi. Quel bonheur ! Ma peur s’est évaporisée. J’ai eu trop de mémoires de « méchants hommes », j’étais trop contente que pendant les prochaines 23 heures, je n’aurais pas besoin d’en regarder juste en face. J’étais HEUREUSE. 

La dame à côté de moi m’a gentiment proposé de poser mon sac en haut avant que tout le monde soit ça. Je l’ai fait. Elle avait bien raison. Deux minutes après, il n’y avait plus de place. Les gens avaient du mal à rentrer dans le train, c’était la galère de faire un seul pas. Et pendant les prochaines heures à venir, on ne pouvait quasiment pas bouger. Alors il fallait rien manger pour éviter d’aller aux toilettes, car les gens avaient à peine l’espace pour se tenir debout. Ils étaient beaucoup trop nombreux, si nombreux que l’on pouvait dormir debout sans tomber. 

Fatiguée peut-être, ou bien ayant toujours peur, ce que je ne comprenais pas très bien, mon système s’est modéré et m’a mise dans l’état de sommeil. Je savais tout simplement que les trois dames autour de moi étaient la plupart du temps en train de se parler. L’une allait à Shi Jiazhuang pour rendre visite à son mari et à sa fille, l’autre rentrait dans son pays natal, la 3e rentrait pour les enterrements de son grand-père. 

Décidément, les femmes sont plus honnêtes… 

À un moment donné, je me suis réveillée, et j’ai vu la dame en face de moi en train de parler à son mari au téléphone. Elle n’appelait pas son mari par son prénom ni par « chéri », mais « le père de mon enfant », ce qui est encore très différent de ce qu’on dit en français « papa ». Je ne me souviens plus c’était quand la dernière fois que j’avais entendu ce terme. Tellement vieux, tellement paysan. Mais j’ai ADORÉ. C’était peut-être à cause de ça que je me suis réveillée. C’était très affectueux. Ça m’a émue. La dame était toute souriante quand elle parlait avec son mari, un peu timide de temps en temps. Elle était très belle lors qu’elle souriait timidement. On parlait des choses insignifiantes de la vie : si elle avait mangé, ce qu’elle avait mangé, etc, etc. Si c’était auparavant, ça m’aurait sans doute ennuyée, mais à ce moment-là, ça m’a réconfortée. Ça m’a amusée. Et j’ai souri. Longtemps. Les yeux fermés… 

C’est si agréable de voir les gens heureux. C’est un bonheur en soi… 

Il se trouvait que la 3e dame qui rentrait pour les enterrements de son grand-père était du personnel du train. Elle racontait des tas de choses qu’on aurait jamais entendu parler ailleurs. Des instants embarrassants, des voyageurs insolents, des accidents sanglangs. C’était très gentil de sa part de nous faire savoirs les astuces nécessaires pour le voyage, les choses à éviter, les gens dont on doit se méfier. Quoi que un peu tard, j’ai beaucoup apprécié sa sincérité et sa bonté. J’était très heureuse que les gens honnêtes et bien existaient encore. 

En s’éloignant de Canton, on sentait petit à petit le froid. J’avais froid, comme je l’ai toujours eu. J’ai donc hiberné. Et j’ai hiberné. J’ai presque dormi pendant tout le trajet. Les gens à côté étaient beaucoup moins bruyants que les voyageurs que j’avais rencontrés pendant les précédants voyages. C’était presque une béatitude. 

Des gens fumaient de temps en temps. Il était bien interdit de fumer dans les wagons. On s’en fichait complètement des règles. Des enfants, des femmes, des vieux toussaient. À qui la faute ? Aux fumeurs ? Ils n’étaient peut-être même pas au courant de leur conduite « illégale ». Aux gens qui n’avaient pas conscience du bien-être des non-fumeurs ? « pourquoi moi qui le dirai le permier? pourquoi pas les autres ? » Et oui, il me semble tout juste. Dans ce genre de situation, personne n’aimerait prendre l’initiative pour irriter les autres. Et ben c’est pour ça que la mysère a commencé. La solution ? –SOUFFRIR. 

Ce n’était bien grave… 

Chaque fois quand je me réveillais, j’avais l’impression que j’étais étranglée. J’avais un mal aigu dans le cou. Tu n’as pas à te plaindre, regarde les gens autours de toi qui n’ont même pas une place assise. Oui. Je ne me plains pas. 

Le temps passait très lentement, on dirait qu’il s’était arrêté. 

Je suis arrivée à la gare de Pékin ouest à 7h 30 avec un retard d’une heure. J’ai vu le soleil levant. Trop beau. Il faisait un temps très ensoleillé. J’avais hâte de sortir du train. 

Dans le bus, je me suis rendue compte que ça faisait plus de 10 jours que j’étais absente. De nouveau, j’avais la stupide curiosité de me demander si un changement a eu lieu quelque part à cause de mon absence. Toute de suite, je me suis moquée de moi-même. La terre tourne toujours, la vie continue, rien n’avait jamais été différent. 

J’ai envoyé un message à H. Personne ne savait encore que je rentrerais ce jour-là. 10 jours sans internet n’avait pas l’air me donner de difficulté. Mais une fois rentrée en ville, j’avais trop envie du contact humain. H était bien sûr, comme d’habitude, pas encore levée et mon message servait de réveil. Trop contente d’entendre les gens qu’on aime. Même si on parle des choses anodines. 

De plus en plus, je suis devenue accro de petites tendresses, de la moindre attention qu’on me fait, de la conversation, de la gronderie. Impossible d’analyser, je ne comprends pas moi-même. La seule chose que je sais, c’est que je suis contente, parce que l’on me parle, et que l’on pense à moi. J’existe donc. Et voilà. 

Malgré le soleil, il fait quand même très froid, 5 degrés. 15 degrés de différence entre Pékin et Canton. Je me suis précipitée pour rentrer dans la chambre. H m’attendait. Bien sûr qu’elle m’attendait. Nous voilà se racontant nos voyages respectifs. Et c’est comme ça que le matin s’est passé. 

Je me suis couchée vers minuit hier soir, et ce matin quand je me suis levée, j’était encore toute fatiguée. À partir de 8h, je me suis mise à faire une traduction que j’ai beaucoup retardée. Et heureusement, après une dizaine d’heures de travail, je l’ai finie. Reste à chercher qui contacter et leur l’envoyer, quoi que cela soit beaucoup plus difficile. 

À midi, je suis allée manger au resto-U. C’était épouvantable. Avec tous les étudiants qui restaient, il n’y avait que cette cantine qui étaient ouverte, la queue était longue et ennuyeuse. 

Dans le bâtiment, la plupart des gens sont rentrés. 

L’autre jour à la gare, quand on m’accompagnait jusqu’au contrôle des billets, j’avais une très forte envie de pleurer. L’étrange idée que toutes les personnes qui laisseraient une trace dans notre vie ne seraient que des passagers me faisait très peur. Dans cette vie à la fois courte et longue, personne ne nous accompagnerait du début jusqu’à la fin. On serait de temps en temps en compagnie des autres, mais surtout on serait seul en perpétuité. Cette idée m’effrayait. J’ai pas osé tourné la tête. Je ne voulais pas qu’on me voie pleurer. Je ne POUVAIS pas… 

Là aussi je laisse mon esprit vagabonder. Il est même parti de très loin. Le temps de revenir… 

En tout cas, je suis contente de mon voyage et du fait que j’ai pu me remettre au travail le lendemain de mon retour. J’avais au début peur que la flemme l’emporte. Heureusement, ma journée s’est déroulée autrement. Je suis contente. De tout… 

 

 

 

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